Je me nomme Kira Ashford, je suis âgé de 17 années et je vis dans la banlieue de New-York. Je suis une lycéenne comme toutes les autres, avec de bonnes notes et une attitude correct avec les professeurs. J'ai deux parents et un grand frère en bonne santé : que demander de plus me direz-vous. Mais je ne sais pas si le therme “normale” convient vraiment à mon statut. Je n'ai rien d'anormal non plus. Mon histoire, elle par contre, est pertubante et pas comme les autres. Elle ne vous laissera pas indifférent surtout quand on sait que c'est ma véritable histoire. Cela fait deux ans maintenant que ça c'est passé. Depuis deux longues années je l'ai sur la conscience et ça fait pression sur moi. Je culpabilise. Vous vous demandez pourquoi ? Laissez moi vous raconter cette histoire qui me hante et me torture...
Tout commence un samedi matin, le samedi tant attendu : THE samedi de la fête de Nathanaël, le garçon le plus populaire du lycée. Il faisait parti des “bcbg” comme on dit. C'était le bourge par excellence et quand on le connait, on comprend très vite pourquoi. Son père était médecin et sa mère avocate. Ses fêtes étaient grandioses et réputées comme étant les plus grandes du quartier. En même temps, lorsqu'on a de l'argent, on peut se le permettre. Evidement elles avaient lieu quand ses parents n'étaient pas là. Deux fois par an ils partaient en voyage à l'étranger. Des parents pour surveiller la plus grande fête d'orgie de l'année! Et puis quoi encore! Sa maison, ou plutôt celle de ses parents, était très spacieuse et proposait une imposante pièce à vivre avec pas moins de sept chambres à l'étage : idéal pour recevoir des adolescents puberts et ivres en quête d'une fille assez naïve ou peut-être assez osée pour perdre leur pucelage. Ses invités étaient prévu bien à l'avance et donnaient une cotisation afin de pouvoir acheter à manger et surtout de l'alcool. Et oui, à notre âge, qu'est-ce qu'une fête sans alcool? Pas grand chose je vous l'avoue. Personne n'aurait manqué ces “Dance Party” pour quelques raisons que se soit. Et surtout Vanessa, Leïla et moi. Ah mais c'est vrai, je ne vous ai pas encore parlé de mes deux meilleures amies! Qu'est-ce que je serai sans elles?
Leïla et moi, nous nous connaissons de puis la primaire. C'est une grande histoire d'amour entre nous. Comme moi elle était bonne élève, et même meilleure. C'était une fille géniale, toujours de bonne humeur et pleine d'entraint. Elle croquait la vie à pleine dents. Elle avait tout de la fille parfaite. Elle faisait plaisir à voir, quoi que... Son seul gros problème à ses yeux son poids, comme beaucoup de filles de nos jours d'ailleurs. Mais elle ne se rendait pas compte de l'état dans lequel elle était. 1m68 pour 39kg, c'étaot ce qu'elle faisait. Et elle osait encore dire qu'elle était trop grosse! Qu'elle bétise! Tout le monde lui disait qu'elle était trop maigre, qu'elle devrait manger plus, lais elle n'en faisait qu'à sa tête. Elle expliquait à qui voulait bien l'entendre qu'elle mangeait une pomme par jor et de l'eau à volonté et que c'était suffisant. Bien sûr, c'était loin de l'être, personne ne puoviat se contenter d'un fruit par jour et même pas Leïla et elle le savait bien mais elle se persuadait du contraire. Les seuls conseils qu'elle suivait, m'avait-elle avoué un jour, étaient ceux des
«diététiciens» de son site pour les pro-ana. Oui elle faisait partie de ce «clan». Elle était malade et avaient d'énormes carrences, mais elle cachait ses problèmes derrière une joie de vivre sans limite. C'était sa façon d'être et c'est comme ça qu'elle était heureuse, soit-disant...
Et Vanessa, quand elle est arrivée en 5ème, c'était une fille louche, personne n'allait vers elle comme si elle était porteuse d'un virus super contagieux et mortel. Entre le shit et la drogue, elle ne savait plus où donner de la tête. Toujours dans son monde, elle planait constement. Je me demande encore si elle était déjà redescendue sur terre avant de nous rencontrer Leïla et moi. C'était une de junkie paumée et pas très bien dans ses baskets, mais rien de méchant. Un jour qu'elle maangeait toute seule à la cantine, comme tous les jours en fait, nous nous sommes approchées de sa table et nous lui avons demandé si nous pouvions nous assoir avec elle. Elle nous a d'abord dévisagé puis elle a acquiécé et nous nous sommes assises. Nous avons commencé à mangé puis Leïla lui a parler la première plus nous faisions sa connaissance plus je la trouvai intéressante et géniale. Puis nous avons commencé à lui raconter les derniers potins afin qu'elle puisse suivre l'actualité du collège aussi lassante soit-elle. Nous sommes sortis de la cantine pouffant de rire au bout de trois quarts d'heure et depuis ce jour, on ne s'est plus jamais quittées.
Cela faisait trois ans, à l'époque de mon histoire, que nous étions ensemble vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Dans le quartier nous étions plus connues comme les soeurs Halliwel, référence aux trois héroïnes de la série Charmed qui sont aussi inséparables qu nous l'étions – à plus de trente ans elles vivent toujours sous le même toît- que sous Leïla, Vanessa et Kira, nos prénoms respectifs.
Nos activitées préférées se résumaient en trois mots : shopping, garçons et surtout FETE. Nos parents nous laissaient fair absolument tout ce que nous voulions, où nous voulions quand nous voulions. Et c'était très bien comme ça. Aujourd'hui je vous dirais que beaucoup de parents agissent ainsi car ils ne savent plus que faire avec leurs enfants et c'est bien malheureux qu'ils en arrivent là, autant les parents que les enfants. Les enfants parce qu'un enfant qui na pas de limite quelque soit son âge, finira drogué, voleur, ou peut-être même tueur qui sait, bref des délinquants juvénils, des filles faciles, irresponsables et trop sûrs d'eux mais ne connaissant rien au danger. Nous faisions parti de ses jeunes, et je n'en suis pas fier. Et les parents car aucuns d'entre eux ne devraient en être à ne plus savoir quoi faire pour contrôler son enfants, ou ils n'ont pas la force, physique ou mentale, ou leurs en enfants sont vraiment incontrôlables, et dans les deux cas c'est regrettable. J'en veux beaucoup à mes parents d ne pas avoir su me dire stop tant qu'ils le pouvaient encore, me poser des limites avant qu'il ne soit trop tard. En effet j'étais bonne élève, mais j'avais un sale carractère et avec mes parents j'étais arrogante et insolante. Mon frère, Kyle, aurait lui aussi pu m'arrêter, me dire que j'allais trop loin, autant avec mes parents que dans mon attitude, mais le fait est qu'il avait dix-sept ans et il était comme moi et même pire, c'était un garçon, et comme tout mec qui se respect son existance n'était que fêtes entre potes, alcool, filles et sexe. Donc il n'aurait rien fait fait pour aider mes parents avec moi, il considérait mon attitude comme normale. Moi aussi d'ailleurs, sinon pourquoi aurais-je agit de la sorte. Mais c'était loin d'être le cas. Très loin! Mais je m'égare, revenons à mon histoire. Leïla, Vanes et moi devions donc aller à cette fête.
Il était 10 heures du matin et déjà je commençais à paniquer car je ne savais pas quoi mettre ce soir. J'enfilai un pull, un jean et des baskets et je courus chez le marchant de journaux en bas de la rue afin d'acheter un magazine de mode pour voir quelles étaient les dernières tendances. A cette “Dance Party” il allait y avoir tous les plus beaux garçons du lycée et qui plus est les plus populaires, alors fallait être sexy et branchée pour avoir la chance de sortir avec l'un d'entre eux. Et il était hors de question que mes copines et moi nous dérogions à la règle. Car oui, vous pouvez être sûres que elles aussi désespéraient de savoir comment elles allaient s'habiller. Je feuilletai donc le magazines lorsque je tombai sur une tenue magnifique qui comportait : un leggin blanc, j'avais, des ballerines noires, j'avais, des breloques en argent, j'avais et une petite robe courte, droite, un soupçon retro et noire, celle-là, je ne l'avais pas. Je regardai la légende pour voir d'où elle venait et par chance ce magasin se trouvait en ville, en un quart d'heure je pouvais y être. Dernier point, le prix : 23,90 ¤, c'était dans mes cordes, en souttirant à Kyle les 10¤ qu'il me devait depuis six mois. Je fonçai dasnsa chambre il dormait et si je le réveillait il allait être de très mauvaise humeur. Mais tanpis je devait tenter le tout pour le tout car il me fallait cette robe :
- Kyle, ouhou, Kyle réveille-toi, c'est l'heure
- Hein? Quoi?
Je m'approchai un peu plus et j'apperçu une tête blonde sur son torse. Il avait ramené sa petite amie à la maison? C'était mon jour de chance, peut-être me donnerait-il ce que je voulait pour que je les laisse tranqu'il le plus vite possible! Et c'est ce qu'il fit, je n'eus pas le temps de lui poser la question que j'avais un billet de 20¤ entre les doigts. C'est bien plus que ce que je lui avait demandé mais je n'allais quand même pas me plaindre. Je me précipitai dehors pour descendre en ville. J'arrivai au magasin et me jetai là où il me semblait avoir vu la robe. Il n'en restait qu'une et en plus c'était ma taille, sur le magazine elle avait l'aire joilie mais en vrai elle était somptueuse. Ma bonne étoile était vraiment au dessus de moi aujourd'hui. Enfin c'est ce que je croyait, mais vous comprendrez pourquoi plus tard.
Lorsque j'arrivai chez moi, il était 12 heures, ma mère se disputait encore avec Kyle au sujet d'une fille je crois, sûrement celle qui avait dormit à la maison cette nuit. Je pris de quoi me faire un sandwich dans le frigo et je montai dans ma chambre. J'allumai mon ordinateur et lançai la musique, Jesse McCartney une voix en or et en plus trop mignon, j'adorais. J'englouti mon repas, si on pouvait appeler ça comme ça, en quatrième vitesse tellement j'était pressée d'essayer ma nouvelle robe et même tout simplement de m'habiller pour ce soir. J'enfilai donc ma tenue et mes gris-gris, je mis un large sert-tête blanc dans mes longues boucles noires puis je passai au maquillage, de l'ombre à paupières noir, très léger, un peu de mascara et un trait de crayon tout aussi noir sur la paupière inférieure pour souligner et approfondir le regard et j'avais des yeux de velours pénétrant. Un soupçon de gloss transparent pour des lèvres bien pulpeuses et le tour était jouer je me regardai dans le miroir et sans vouloir me vanter j'était “so sex” comme. Puis je me mis sur mon ordinateur, je lançai msn et je chattai avec les filles. On se montra comme nous étions habillées par la web-cam : on formait un trio d'enfer. Si ce soir on ne se trouvait pas un “ boyfriend ” c'est que les mecs étaient vraiment très difficile. On se donna rendez-vous à 16h30 sur le Boulvard. On se retrouva, et on se rendit à la fête. A 17h on était chez Nathanaël.
Il n'y avait pas beaucoup de monde, mais déjà la musique tapait de toute se puissance et les voisins commençaient à crier... Il auraient mieux fait de ne pas trop s'user les cordes vocales car il y en avait pour encore longtemps... Puis les gens arrivèrent et la fête commança pour de bon! La bière se mit à couler a flot. Tout le monde dansait, parlait, buvait... On s'amusait bien! Quelques nouveaux couples d'un soir passèrent a l'étage... Je vous passe les détails de leur voyage (au 7ème Ciel)! Je croisai quelques copines et je discutai un peu avec elles, une bière à la main, pleine ou vide s'était juste pour faire comme tout e monde et avoir l'air cool, ça fait style parrait-il : un peu comme la cigarette, sur ces mêmes jeunes...! Et c'est bien domage! Enfin ça c'est ce que je pense maintenant, avant c'était différent, avant je ne pensais pas comme aujourd'hui, j'étais très naïve. Et c'est ce défault, parmis d'autres, qui a fait que ce qui nous est arrivé à toutes les trois a été possible, ou du moins plus facile... Mais revenons à la fête: Nathanaël, le beau Nathanaël, le seul, l'unique avançait vers moi. Il se planta là et me regarda droit dans les yeux. Il me fixa d'un regard si pénétrant, si profond, si intense, que je cru que j'aillais fondre sue place. C'était un grand brun ténébreu aux yeux foncés. Slim, converses et col en “ V ” pour se qui est des fringues. Quelle fille ne craquerait pas?! Il se planta donc devant moi, m'enleva ma bière vide, me pris par la main et m'enmena au milieu de la foule pour danser. Il fit un signe de la main à un de ses copins qui était aux platines et tout à coup le style de musique changea radicalement : on passa de “ Stay ” de David Guetta à “ Dreams are my reality ” de Richard Sanderson. Puis Nath posa ses mains sur mes hanches et m'attira contre lui : c'était magique, tout simplement! Et j'étais tellement bien dans ses bras que je ne m'apperçu même pas que la piste de danse était presque vide, mais elle se remplie à nouveau petit à petit. Trois chansons défilèrent ainsi sans qu'il relâche son étreinte, et c'était tant mieux, j'aurais put rester des heures entières bercées par la chaleur de son corps. Mais au troisième slo, le tempo s'accélèra et un son plus R'n'B sorti des enceintes. Il me glissa un doux baiser dans le cou et il s'arracha à moi. Je restai figée sur place comme une idiote. Leïla et Vanessa me sautèrent dessus comme des bombes : “ Il t'a dit quoi? Il t'a fait quoi? C'était comment? ” Mais je ne su que répondre. Je m'étais senti si bien avec lui qu'il n'y avait aucun mot pour décrire cette sensation. “ ben alors raconte! ” insistèrent-elles. “ C'était merveilleux ” répondis-je rêveuse. Elles me regardèrent étrangement puis passèrent à autre chose, Vaness me tendit une bière que je bus d'une traite! Elles me fixèrent avec des yeux ronds et explosèrent de rire.
- Qu'est-ce qu'il y a? leur demandais-je
- Je sais pas ce que Nath t'a dit, mais vu la vitesse à laquelle tu as bu ta bière... répondit Leïla
- Ça t'a marqué! continua Vanessa
Je ne comprenais pas très bien le rapport entre ma bière et ce qu'avait pu me dire Nath mais ce n'était pas grave. Beaucoup me disaient que mon beau brun n'arrêtait pas de me regarder mais à chaque fois que je le voyait, il avait la tête ailleurs. Sûrement ne voulait-il pas que je le vois, et il détournait la tête quand je me tournait vers lui.
Il était 23h30 et on aurait pu croire que la fête était commencée depuis 2 ou 3h seulement. Tout le monde s'amusait, personne ne s'ennuyait. Ceux qui dansaient pas étaient plongés dans des discutions très animées, l'éternelle bière à la main.
Je croisai le regard de Nathanaël, il me sourit et vint à moi. Il avait vraiment un sourire a tombé par terre. Il me tendit sa main et me dit : “ Viens, je dois te montrer quelque chose ”. Et sans hésiter je saisis cette main qu'il me tendait et le suivit, où qu'il m'enmène je le suivais. Je compris très vite qu'on allait a l'étage, dans une chambre, et qui plus est, dans “ sa ” chambre. Je le regardai et lui demandai : “ Pourquoi est-ce qu'on va dans ta chambre?
- Il y a trop de monde en bas, et trop de bruit. Je préfère qu'on soit plus tranqui, répondit-il
- Plus tranquil mais pourquoi? Questionnai-je avide de détails.
- Pour ça...
Il m'attira tout contre lui et rapprocha ses lèvres des miennes, nos souffles se mêlèrent : on s'embrassa. Je ne sais combien de temps on resta ainsi, bouche contre bouche, coeur contre coeur, mais cela me sembla durer une éternité.
Toujours l'un contre l'autre, nous nous assîmes sur son lit puis il m'alongea et se pencha au dessus de moi. Il me fixa de ses yeux sombres dans lesquels je vis s'enflammer quelque chose, le désir peut-être...
Il m'embrassa encore et encore, sa main était sur ma cuisse et commença à remonter lentement. Je frissonnai. Lorsqu'elle arriva à hauteur de ma fesse, je stoppai son ascension, je venais de comprendre ce qu'il voulait et j'étais dégoûtée par ça ! Les apparences sont vraiment trompeuses. Moi qui le voyais comme un garçon gentil et doux, ce n'était en fait qu'un abrutit obsédé pas le sexe et qui ne voyait en moi, comme en chaque fille, un simple objet, un jeu, pour assouvir ses désirs. Pourquoi ? Pourquoi la plupart des garçons sont-ils comme ça à cet âge ? J'ai beau essayé de comprendre, je n'y trouve aucun sens ! Il était beau, ça oui, mais vraiment stupide et dégoûtant ! Je crois que c'est dans leur nature d 'être comme ça !
Ne comprenant pas mon geste, il arrêta tout mouvement et me regarda :
Qu'est-ce qu'il y a ?
« Qu'est-ce qu'il y a ? ». Tu crois que je n'ai pas compris ce que tu attendais de moi ce soir !
Je ne comprends pas...
Ne fais pas l'ignorant s'il te plait ! En montant ici tu espérais coucher avec moi !
C'est vrai ! Mais où est le problème ?
Le problème c'est que je ne suis pas une fille facile, pas comme toutes ces nanas avec qui tu sors ! Et moi qui pensais qu'il pourrait y avoir quelque chose de sérieux entre nous ! Je me suis bien trompée sur ton compte. Comment ai-je put être aussi stupide ?
Oh c'est bon arrêtes de tout dramatiser !
Je ne dramatise rien du tout !
Mouais... Bon on fait quoi maintenant ?
Il n'y a pas de « on » ! Seulement toi et moi. Alors toi je sais pas vas en chercher une autre pour prendre la place dont je n'ai pas voulu si tu veux mais moi je rentre chez moi !
Attends...
Au revoir !
Et je sortis de sa chambre en trombe et en claquant la porte. Je descendis les escaliers quatre à quatre et rejoignis Leïla et Vanessa au salon. Je les trouvai une bière a la main en train de danser avec deux ou trois garçons. Je me plantai devant elles et leur dis :
Les filles je m'en vais j'en ai mare !
Attends ! Qu'est-ce qu'il y a ? Tu avais l'air bien tout à l'heure quand tu es montée avec Nath ! Qu'est-ce qu'il s'est passé ? questionna Leïla
Il s'est passé que je me suis rendu compte qu'il était comme tous les autres !
Quoi ? Comment ça il est comme tous les autres ? Je ne comprends pas ce que tu veux dire ! renchérit Vanessa
Il n'a rien dans le crâne et il ne pense qu'au sexe !
Oh c'est bon détends toi et couche avec lui si c'est ça qu'il veut ! Qu'est-ce que ça peut faire ?
J'étais outrée par la réplique de Vanessa ! Non mais pour qui elle me prenait ?
Non mais ça va pas non ?! T'es pas net toi ! Je vais pas tomber dans son lit dès qu'il claque des doigts ! rétorquai-je
Attends ! Tu te rends compte un peu du nombre de filles qui rêveraient d'être à ta place ? Et toi tu vas l'envoyer paître, comme ça ? Non mais t'es pas un peu barge toi ? demanda Vanesssa
Non je ne suis pas barge ! Je suis tout à fait lucide et s'il y en a qui, comme toi apparemment, veulent prendre ma place je la leur cède sans problème !
Sur ces mots je tournai des talons et partis, j'eus juste le temps d'entendre Leïla dire :
- Bravo! T'en a d'autres des comme ça?!
- Ben quoi? Répondis Vanessa
- Oh laisse tomber! A plus!
Et Leïla me rattrapa :
- Laisse la, elle est stupide! Tu as eu raison! Nathanaël est...
- Nathanaël quoi? Dit une voix derrière nous.
Nous restâmes surprises et je me retrouvai nez à nez avec lui! NA-THA-NA-ËL! Comment osait-il venir vers moi après l'épisode de sa chambre?
- Alors! J'attends! Insista t-il. Nathanaël quoi?
- Laisse nous tranquil Nath! Intervint Leïla. Viens Kira, on s'en va!
- C'est ça! Casse toi salope!
- Sale fils de pute, j'vais t'éclater la gueule!... m'écriais-je en bondissant sur lui!
Mais deux grosses mains assez costaudes me saisirent par les bras. Il m'entraîna dehors et me jeta à terre.
- Aller rentre chez toi et arrête de foutre le bordel! Me cria t-il
Leïla passa derrière lui en le bousculant, il essaya de l'attraper mais elle lui glissa entre les doigts, et elle couru à mes côtés. Il tourna les talons en nous insultant et claqua la porte.
- Tu vas bien? Me demanda Leïla en m'aidant à me relever.
- Oui oui merci t'inquiet pas.
Je tournai la tête vers la fenêtre quand je vis...! Non! Je ne pouvais pas le croire!
- Regarde la cette idiote! M'exclamai-je. Elle va rentrer dans son jeu et il va se la faire! J'imagine bien ce qu'il lui dit :
« - Wahou! Tu en jette ce soir Vanessa! On ne voit que toi!
- Ah oui?! Tu trouves?
- Oui et tes yeux brillent comme des étoiles!
- Oh! C'est gentil!
- Vanessa! Tu illumine ma soiré! »
Et bla et bla et bla. Ouai cet enfoiré et un beau parleur. Et elle, elle va y croire tout schuss! Mais vu comme elle m'a répondu elle a qu'à se débrouiller toute seule! Ça va lui faire tout drôle quand demain elle se réveillera toute seule dans le lit de Nath et qu'il lui assurera qu'elle a rêvé mais qu'il est est flatté qu'elle y ai pensé jusque dans les bras de Morphé! Et que la seule raison pour laquelle elle s'est retrouvé dans son lit, c'est qu'elle était trop défoncé pour rentrer chez elle et qu'il la mise au lit pour éviter les catastrophes. Quel salaud! Mais tant pis pour elle! Je n'irai pas la chercher...
- Enfin Kira... s'exaspéra Leïla. On ne peut pas la laisser avec lui...
- Ben tiens je vais me gêner! De toute façon vu ce qu'elle m'a dit c'est bien dans son genre apparemment! Alors je vais te dire : tu veux aller la chercher? Vas-y! Mais c'est sans moi!
- Non! Je ne te laisse pas toute seule! On est arrivé ensemble, on repart ensemble. Même si au départ on était trois... Mais bon, elle est pas perdue.
- Oui, elle est entre de très bonnes mains et au sens propre vois-tu? Répliquais-je sarcastique.
- Oh Kira... Aller viens, on rentre...
Et nous partîmes en directin de chez nous. Il était tard, et il faisait très noir, il y avait du brouillard aussi. J'était énervée et pressée d'être à la maison. Je marchais d'un pas énergique, à grande enjambées : Leïla était obligée de trottiner pour suivre le rythme. Le chemin était encore long... Soudain une voiture s'arrêta à notre niveau et le conducteur baissa sa vitre. Il était brun et avait l'air assez grand, il devait avoir une trentaine d'années :
- Dites-moi mes demoiselles, qu'est-ce que vous faites dehors à cette heure là? Vos parents sont inconscients ou quoi?
- Non on était à une fête, répondis-je
- Ah d'accord... Je comprends mieux maintenant... affirma l'homme. Bon vous allez où?
- A Cooper Square, répndis-je à nouveau.
- J'y vais justement! Je vous renmène?
- Volontiers, acceptais-je immédiatement.
- Euh... Kira?! Tu es sûre de ce que tu fais? S'inquiéta Leïla.
- Mais oui! Oh tu me prends pour qui? Aller viens. On monte!
- Si tu y tiens...
- Aller les filles, c'est parti...
Et il démarra. Tout à coup, j'entendis un « click », je me retournai vers la portière : il avait enclenché le verrou! J'entendis Leïla s'agiter sur la banquette arrière. Je la regardai, puis je me retournai vers l'homme :
- Pourquoi faites-vous ça?
- Les petites rues comme celles là sont dangereuses jeunes filles! Je vous et je nous protège des délinquants et des ivrognes!
- Ah ok...
La voiture s'engagea dans une autre de ces petites rues tortueuses
- Euh... commença Leïla. Cooper Square c'était de l'autre côté!
- Oui je sais mais c'est un raccourcis!
- Mr? Je connais mon quartier par coeur! Il n'existe aucun racourcis sauf à pied!
- Leïla a raison Mr... insistais-je. Ecoutez, c'est très aimable à vous mais on va finir à pied!
- Mais non voyons! Nous sommes presque arrivé!
- Laissez nous descendre s'il vous plait!
- NON! S'énerva l'homme
J'essaye vainement d'ouvrir la portière puis je me jette sur lui! La voiture fait un écart! Il me repousse et me frappe... J'ai juste le temps de voir Leïla se jeter sur lui à son tour... Puis plus rien...
Je me réveillai dans ce qui me semble être un garage. J'étais allongé par terre et j'entendais des cris suraigus à glacés le sang. Je me redressai, du moins j'essayai, j'avais très mal au crâne et au dos. Je voulus m'aider de mes mains mais je sentis qu'elles étaient liées dans mon dos. Les cris ne s'arrêtaient pas. Je ne savais plus très bien ce qui c'était passé... Cette fille, là, quelque part, qui hurlait de peur... Et moi j'étais tétanisée... Soudain les cris cessèrent, remplacés par des pleurs, et une porte s'ouvrit à la volée sur ma droite un peu plus loin. Je vis un homme sortir, traînant une fille derrière lui. Leurs visages étaient dans l'ombre, je ne voyais pas très bien, mais lorsqu'ils s'approchèrent, je reconnus d'abord l'homme, suivit de... non... ce n'était pas possible... cette fille aurait pu être Leïla mais... Je n'en croyais rien... Elle était complètement nue et couverte de sang et de marques de coups, mais c'était bien elle... Quelle horreur... Je me rappelais maintenant... La fête chez Nath... L'homme dans la voiture... Ce même homme qui venait de jeter Leïla contre le mur... Et c'était ma faute... L'homme la regarda, méprisant :
Tiens-tu peux chialer maintenant ! Bon et toi la tigresse enragée, tu viens te faire dompter ?!
Allez vous faire foutre sale porc !
Oh ! Elle s'énerve ?!... J'adore... Viens avec moi ! On va jouer...
Il m'empoigna par le bras avec une telle force... Je ne pouvais me débattre... Pas dans mon état... Il m'emmena dans cette même pièce d'où il était sorti avec Leïla, qui sanglotait encore... Il me balança à l'intérieur, ferma la porte à clef et les mis dans sa poche... Je courus au fond de la pièce qui n'était pas très grande, sans meuble... il avança vers moi, je partis dans l'autre sens... Et comme ça trois fois... Le premier coup ça l'avait fait rire, mais plus maintenant : « Allez... fini de jouer ! » dit-il en braquant une arme dans ma direction ! Je me figeai sur place... Il ne tirerait pas... Il n'oserait pas ?! Je crois aujourd'hui encore qu'il lut le doute dans mes yeux, car il leva son arme vers le plafond et tira, je sursautai et poussai un petit cri...
Aller, viens voir papa ma puce ! dit-il en se rapprochant de moi
Il enleva son pantalon, puis son caleçon, je compris ce qu'il me voulait, j'étais horrifiée et dégoûtée... Il m'attrapa et m'allongea au sol avec violence... Je ne cherchai pas à me débattre, je savais que j'étais impuissante face à lui, je fermai juste les yeux, je ne voulais pas voir... Il m'enleva ma robe, puis je sentis ses mains courir le long de mes cuisses jusqu'à mes hanches, il s'arrêta à la hauteur de l'élastique de mon leggin et me l'enleva... puis il m'enleva mon string... Il rit en me voyant, les yeux fermés, et sans bougé... Là, très lentement, je sentis son sexe, tout dure, entré en moi, tel un couteau, il me tuait de l'intérieur en agissant ainsi... Il commença de long va et vient... Quelle sensation horrible... Ses mains se posèrent sur mes seins... Je pleurais, il me frappa pour me donner une bonne raison de pleurer disait-il. Je pleurai toujours... Il frappa encore... Je sentis le goût du sang dans ma bouche : mon nez saignait... J'avais mal, très mal... au nez et entre les jambes... Soudain, il s'arrêta et se releva. Je ne bougeai toujours pas... Il prit ses clefs dans la poche de son jean, par terre. Puis, il m'attrapa par les cheveux, il me traîna derrière lui, m'emmenant hors de la pièce et me jeta à côté de Leïla. Je lui chuchotai :
Leïla ? Est-ce que tu as ton téléphone ?
Non ! répondit-elle d'une voix affaiblie. Il est resté dans la poche de mon pantalon qui dans l'autre pièce...
Scheisse !
Quoi ?!
Merde en allemand !
Tu crois que c'est le moment de faire de l'allemand ?
Désolé ! Bon il faut qu'on trouve un moyen de sortir d'ici !
La ferme ! rugit l'homme
Et il repartit dans la pièce à côté... Je ne sais combien de temps nous restâmes là, nues, frigorifiées, et mortes, autant de peur que de froid et de faim... Mais ce temps nous parut interminable ! Mais je me persuadais que quelqu'un allait bientôt arriver pour nous sauver ! On avait dut signaler notre disparition ! ET j'avais raison, deux hommes arrivèrent ! Mais ce n'était pas ceux que j'espérais, ce n'était pas la police, juste des amis, je crois, de notre agresseur. Ils portaient quelque chose, ou plutôt quelqu'un !
Regarde ça Blake ! dit l'un d'entre eux. On l'a trouvé sur un trottoir, complètement bourrée !
Bien ! répondit le dénommé Blake, celle là est à moi ! Je vous laisse les deux autres !
Ok patron !
Il prit la fille sur son dos et parti avec elle dans la pièce de torture... Les deux autres se dirigèrent vers nous... Leïla bougeait à côté de moi...
Oh non... ! Pas encore ! supplia t-elle
Attendez une minutes ! dit l'un des deux nouveaux arrivants, comment ça « encore » ? Il s'est déjà occupé de vous deux ? nous demanda t-il.
Oui ! Confirmais-je terrifiée.
Quel fils de pute ! lança l'autre. Il nous prends vraiment pour des cons...
Attends bouge pas on va le latter ! Mais ne vous inquiétez pas mes chéries, dit-il en se retournant vers nous. On revient après... pour vous !
Et ils partirent dans la petite pièce. Bien sûr, elle était fermé à clef ! Blake sorti, l'air furieux :
Quoi ?! Vous avez un problème ?!
Oui toi ! répondirent les deux autres
Tu aurais pas un peu oublié de nous dire qu'elles étaient déjà passées à la casseroles avec toi des fois ?! continua l'un des deux
Et alors ?! qu'est-ce que ça change ?!
Rien ! A part que tu n'as plus de tête !
Quoi ?!
Et les deux hommes se jetèrent sur Blake, et commencèrent à le ruer de coup... Ils se battaient et la jeune fille dans la pièce en profita pour sortir. Je me levai et j'ai aidai Leïla à en faire de même. La jeune fille se retourna en nous entendant : C'était Vanessa !!:
Leïla – Kira vite !!
Je portai à moitié Leïla qui n'avait plus la force de marcher :
Laisse-moi Kira ! Vas-t-en !
Non !
Kira dépêche-toi !! me pressa Vanessa
Kira vas-y !
Non !
Cours Kira !
Viens... !
Je me résolus à la laisser là et à suivre Vanessa... Je la rattrapai et la dépassai même... Un coup de feu retenti... Je me retournai... Vanessa avait un genou à terre ! Elle me regarda et m'envoya un objet que j'attrapai...
Cours Kira !
Un deuxième coup de feu... Elle prit la balle dans l'épaule !
NON ! criai-je avant de m'enfuir...
Je couru dans une ruelle, toujours nue... Je tournai à l'angle de la rue et vis une grosse poubelle publique : sans hésiter, je sautai dedans...
Ah la salope ! entendis-je. Elle s'est tirée !
Ouais viens on va achever les deux autres avant de s'en débarrasser...
Et ils partirent. A ces mots j'aurais voulu hurler, sortir de ma cachette et les tuer à mains nues. Mais je ne pouvais pas, affaiblie ou pas, ils étaient trop forts pour moi ! D'un coup je pris conscience que j'avais toujours l'objet que Vanessa m'avait envoyé : un téléphone ! Elle m'a avait donné son téléphone ! Sans attendre une minute de plus j'appelai la police, leur donnai ma position et suivit leur instructions : rester cachée et attendre. Un peu moins de dix minutes plus tard, j'entendis trois ou quatre voitures se garer, des portes claquées et une voix d'homme se présenta :
Kira, je suis le capitaine Carlson, de la police du conté. Tu peux sortir maintenant, tes parents et ton frère sont avec nous...
Je soulevai le couvercle et vis ma mère, je l'appelai, elle accourue :
Ma chérie tu n'as rien ? Tiens prends ça ! dit-elle en me tendant son manteau. Viens ! Et elle m'aida à sortir.
Une fois sorti de la poubelle et couverte, je couru vers le capitaine et l'entraînai vers la porte du garage.
Reste là ! me dit-il.
Et cinq policiers entrèrent, tous les sens en alerte, leurs armes braquées devant eux, se couvrant mutuellement. L'un des policiers prit la parole :
Mr il n'y a que quatre corps ici : deux filles, mortes et deux hommes, l'un est encore en vie, mais très faible !
Ok ! appelez une ambulance !
Elles étaient mortes ! Non ! Je ne voulais pas y croire. Je couru en sens inverse ! Je voulais fuir la réalité ! Mon frère, Kyle, me barra la route, il me prit contre lui mais je me débattis jusqu'à me laisser tomber dans ses bras, pleurant... Il m 'emmena dans la voiture et je m'appuyai contre lui, je m'endormis presque aussitôt...
Le résultat des autopsies était clair :
Leïla n'avait pas pu nous suivre trop affaibli par les coup qu'on lui avait porté et par son anorexie, achevée d'une balle dans le crâne
Vanessa avait reçut trois balles : la première dans la jambe l'avait empêché de me suivre, la deuxième dans l'épaule lui avait coupé la respiration et la troisième dans la tête l'avait tué. Et la seule raison pour laquelle elle s'était retrouvé, avec nous c'était l'alcool.
L'un des deux homme avait été tuer par balle, une dans la poitrine et l'autre dans le crâne.
Le deuxième homme s'en était sorti.
Le procès eut lieu, l'homme encore en vie fut cité à comparaître en tant qu'accusé, il avoua tout et la sentance tomba : il écopa d'un condamnation à la prison à perpétuité, et un avis de recherche fut lancé contre celui qu'on appelait Blake.
Si je vous ai raconté tout ça, c'est sûrement que je voulais libérer ma conscience, un peu au moins. Peu m'importe votre jugement sur ma réaction face à l'horreur, maintenant vous savez tout de l'histoire de ma vie, mon fardeau, ma honte ! Je me suis confessé en quelque sorte, et ça soulage, je peux mourir un peu plus sereine maintenant. Je vous écris ces derniers mots depuis le toit de l'hôpital où je suis née, c'est là que tout a commencé, c'est là que tout doit finir... Adieux...
Je m'appel Maëva, 15 ans, et je viens d'écrire de façon un peu exagérée, mais pas tant que ça, les problèmes et les dangers qui guettent les jeunes d'aujourd'hui. Et si j'ai pu écrire ça à mon âge, c'est parce que je suis passé par là : ce que Kira ressens je le ressens, et ce qui me désole, me révolte et me tue, c'est que je ne suis pas la seule ! Mais contrairement à Kira, je m'en sors petit à petit, même si j'ai faillit faire la même chose qu'elle !